Interview d'un Médecin urgentiste secours en montagne

Interview d'un Médecin urgentiste secours en montagne Voici le portrait de Emmanuel Pierantoni, agé de 41 ans et Médecin urgentiste participant au secours en montagne depuis 2007




Parcours professionnel:


- Doctorat en médecine, qualification en médecine générale, Paris, en 2002

- Médecin du SAMU des Hauts de Seine de 2002 à 2004

- Diplômé en médecine d’urgence en 2004

- Médecin des urgences et du SAMU de Bastia, médecin du secours en montagne de Haute-Corse de 2004 à 2007

- Diplômé en médecine d’urgence en montagne en 2006

- Médecin des urgences et du SAMU des Hautes Alpes, médecin du secours en montagne de Briançon de 2007 à 2013

- Médecin des urgences et du SAMU de Savoie, médecin du secours en montagne de Modane et de l’Alpe d’Huez depuis 2013

- Médecin de réserve du service de santé des armées dans les troupes de montagne depuis 2007


Lieu d’exercice actuel:


- Urgences et SMUR Saint Jean de Maurienne

- Secours en montagne, Modane

- Secours en montagne, Alpe d’Huez

- Service de santé des armées



 Comment êtes vous arrivé dans le secours en montagne?

A 30 ans, après 2 années de pratique de la médecine d’urgence à Paris, j’ai postulé pour un emploi au SAMU de Haute-Corse. Ma candidature a été retenue. Après 6 mois en test sur les interventions terrestres, j’ai rejoint le pool des médecins urgentistes affectés au détachement aérien de la sécurité civile de Bastia. Je pratiquais beaucoup la moyenne montagne en tant que randonneur mais absolument pas la haute-montagne. En 2 jours j’ai appris à descendre en rappel, remonter sur une corde, progresser en via ferrata et les manœuvres de sécurité en treuillage. On travaillait encore avec les Alouette III à cette époque. J’ai commencé mes premiers secours dans la foulée.



 En quelques lignes résumez un de vos secours les plus marquants :

Mon premier avalanché. C’est véritablement le baptême du feu des médecins du secours en montagne car toutes nos compétences sont mises à l’épreuve. Tout est hostile: la neige qui s’enfonce jusqu’à la taille et empêche de progresser avec le sac de secours, le froid qui saisit les doigts à en hurler de douleur, la solitude de devoir gérer des actes complexes de réanimation sans assistance, et la mort, omniprésente, qui
se rapproche aussi vite que passent les minutes. Je dois pourtant garder mon calme, travailler méthodiquement, ne rien oublier. Ma mission est de donner une chance à la vie, même s’il n’en reste qu’un souffle.


 Vos cinq conseils personnels à un montagnard averti :

- Toujours à deux

- Toujours 4 couches

- Toujours dire «où?»

- Savoir renoncer

- Ne jamais dire «Jamais»!



Votre astuce du jour :
Envisager le pire dans la préparation d’une course ne doit pas être une possibilité. C’est une obligation.

  




Rédigé le  28 août 2015 16:15 dans Partenaires  -  Lien permanent

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